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Les secrets pour réussir son BPJEPS AAN

Deux étudiants diplômés nous livrent leurs secrets pour obtenir le diplôme avec brio.

 

Les stagiaires BPJEPS AAN de la Sport Soluce Academy pendant les tests

Les stagiaires BPJEPS AAN de la Sport Soluce Academy pendant les tests

 

Alors que la pénurie de maître nageurs sauveteurs ne cesse de se creuser en France, avec près de 5000(1) postes vacants, on constate pourtant que le métier attire encore des centaines de jeunes passionnés par la natation, et de sportifs en quête de nouveaux objectifs professionnels. Le seul moyen pour accéder au métier ? Le Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l’Education Populaire et du Sport, spécialisation Activités Aquatiques et Natation : le fameux BPJEPS AAN. Nous avons eu la chance de rencontrer Cloé et Stéphane, deux étudiants tout juste diplômés qui nous ont confié leurs secrets pour réussir la formation. 

Cloé et Stéphane ont toujours baigné dans le milieu de la natation en pratiquant au sein de clubs dès l’enfance. Quand on leur a demandé pourquoi ils ont choisi de continuer sur la voie professionnelle, pour Cloé c’était comme une évidence : « J’ai choisi ce métier car j’avais envie de transmettre ma passion, j’ai été nageuse pendant 16 ans », nous explique la jeune femme. Pour Stéphane, c’était différent. Malgré ses 15 ans en club de natation, c’est en passant son BNSSA (Brevet National de Sécurité et de Sauvetage Aquatique) pour son premier job d’été en tant que surveillant de bassin, que l’envie de devenir maître-nageur s’est révélée : « Je ne pensais pas devenir MNS à cette période mais cela m’a permis de voir un aspect du métier de maître-nageur ».

 

« On était nombreux à passer les épreuves et voir pas mal de candidats se faire éliminer était assez stressant. »

Les candidats à la formation BPJEPS AAN de la Sport Soluce Academy pendant les tests.

Les candidats à la formation BPJEPS AAN de la Sport Soluce Academy pendant les tests.

 

La décision était prise ; ils deviendraient maître nageurs. Pour son BPJEPS AAN, Stéphane se tournera vers le CREPS de Montpellier, et pour Cloé, ce sera celui de Nancy.

Première étape : les tests d’entrée. « Je me suis entraîné pour l’épreuve physique du 800 mètres en moins de 16 minutes, je ne suis pas très fan des longues distances, le mieux c’est d’être accompagné d’un ami. » nous confie Stéphane sur sa préparation à l’épreuve éliminatoire du 800 mètres. Comme pour tout examen, la gestion du stress représente une grosse partie des épreuves d’entrée, il faut savoir rester concentré sur sa performance et toujours garder l’objectif en tête. A contrario, la maître nageuse de 22 ans était plutôt confiante sur les épreuves physiques « Cette année-là, je faisais partie du Club de Nancy donc j’effectuais mes entraînements basiques ». Elle nous révèle ses angoisses pour l’entretien d’admission avec le jury « La deuxième grosse épreuve était un entretien avec un jury de deux personnes, sur mon CV, mon expérience professionnelle, et des questions plus poussées sur ce que je connaissais du métier de maître-nageur. J’ai beaucoup stressé car c’est dans ma nature ». 

En définitive, tous deux s’accordent sur le fait qu’un entraînement rigoureux est la clé de la réussite pour les tests physiques.


« L’apprentissage des cours d’aquagym fût très compliqué, étant très timide j’avais du mal à parler fort. »

Cours d’aquagym pour les stagiaires de la Sport Soluce Academy.

Cours d’aquagym pour les stagiaires de la Sport Soluce Academ

 

Les deux maîtres-nageurs gardent un excellent souvenir de leur année de formation. Les promotions étant généralement constituées de petits groupes, cela facilite les échanges et la synergie. « ça a été une de mes plus belles années : nous étions 15 dans notre promo, nous étions très soudés, nous nous voyions souvent à la fin des cours » se remémore Stéphane, avec nostalgie.  Quant on leur demande quels cours leur a donné le plus de difficultés, leurs avis diffèrent. Pour Stéphane, ce fût la pédagogie, qu’il définie comme une matière absolument indispensable. Par chance, il nous livre un conseil sur son expérience : « Ne pas faire des exercices aux enfants juste pour en faire, il faut comprendre le cheminement logique et les adapter selon leur niveau et compétences ». Pour Cloé, qui se considère comme une personne timide, c’est l’enseignement de l’aquagym qui fut le plus difficiles, ainsi que les cours d’hygiène et sécurité. 

Entre les cours théoriques et la pratique en stage, Cloé et Stéphane confirment tous les deux qu’il existe des différences : « Le public varie énormément et il n’y a que sur le terrain que nous pouvons apprendre à nous adapter ou à prendre en expérience. » a constaté Cloé pendant son stage en alternance à l’Atrium de Dombasle-sur-Meurthe.

our Stéphane, la plus grosse différence était au niveau des cours d’aquagym : « En formation nous avons appris à être vraiment très carrés sur nos cours, mais sur le terrain et encore plus au Club Med [les Boucaniers en Martinique], il faut être plus souple, faire un cours plus fun ». 

Comme toute formation en alternance, le BPJEPSAAN ne déroge pas à la règle : il y a des écarts entre la théorie et la pratique, mais elles sont absolument complémentaires.

 

« Je n’avais pas du tout l’habitude de créer des projets et surtout pour une structure que je ne connais pas. Cela peut-être impressionnant et c’est normal. »

Les stagiaires de la Sport Soluce Academy pendant l’épreuve de sauvetage.

Les stagiaires de la Sport Soluce Academy pendant l’épreuve de sauvetage.

 

Succomber au fameux stress des exams ? Très peu pour nos deux anciens étudiants. Certaines épreuves peuvent s’avérer difficiles selon la quantité de travail fournis au cours de l’année et les compétences de chacun. C’est pourquoi Cloé nous conseil de s’investir à fond, car oui, une année ça passe très vite, et la formation est particulièrement dense, notamment quand on doit jongler entre cours et alternance : « Ne jamais bosser et réviser, ou effectuer les dossiers à la dernières minute » serait une erreur fatale pour une formation qui nécessite une bonne organisation.

Quant aux épreuves les plus difficiles, Cloé et Stéphane s’accordent sur l’UC1 (encadrer tout public dans tous lieu et toute structure) et l’UC2 (mettre en œuvre un projet d’animation s’inscrivant dans le projet de la structure) : « Il faut vraiment s'y prendre à l'avance et faire une animation ludique pour les enfants, oublier tout ce qui est trop académique et qui se rapproche d’un cours. » nous explique Stéphane.

Il poursuit en nous précisant que c’est bien plus qu’un simple projet d’animation, qu’il doit être présenté de façon logique et qu’il faut démontrer sa rentabilité : une épreuve qui nécessite donc une vraie réflexion.

« J’ai trouvé un job dans l’une des piscines du Grand Nancy et cette année, je viens de signer un contrat de 3 ans. »

Un diplôme, et après ? Bien que 80%(2) des étudiants en BPJEPS AAN trouvent un emploi dès l’obtention de leur diplôme, la crise sanitaire a décidé de mettre un grand coup de pied dans les chiffres. A 25 ans, Stéphane continue ses saisons au Club Med, « en attendant que le sentier du tourisme redémarre ». Cloé a été la plus chanceuse des deux. Bien qu’elle n’ai pas obtenu de poste dans sa structure d’alternance, elle vient quand même de signer un contrat de 3 ans dans une des piscines du Grand Nancy. «Au bout de ces 3 ans, je ne sais pas encore ce que je veux faire, plusieurs choses m’intéressent mais je reste dans le domaine du maître-nageur », nous répond-t-elle quand on lui demande comment elle voit son évolution professionnelle. 

C’est un fait, l’avantage du métier de maître-nageur c’est qu’il est polyvalent. Entre l’enseignement, la surveillance et même le sauvetage, il y a de belles perspectives d’évolution et peu de chance de s’ennuyer au sein d’une activité monotone.

Aucun regret pour Cloé et Stéphane, ils ont tous les deux atteint leur objectif : vivre de leur passion. Deux parcours similaires, avec l’apprentissage de la natation dès l’enfance, puis soudain l’envie d’en faire leur métier : si c’est votre cas, foncez sans hésiter vers le BPJEPS AAN. Il vous faudra de l’organisation, de la rigueur, beaucoup d’investissement personnel, « sans oublier de rajouter une touche de créativité » précise Stéphane, pour une formation qui sera certainement l’une de vos plus belles années !

 

(1) Le Syndicat national professionnel des maîtres-nageurs sauveteurs (SNPMNS) évalue à 5000 le nombre de postes à pourvoir, pour des effectifs actuels allant de 12.000 à 15.000. Source : www.lefigaro.fr

(2) Chaque année, près de 80 % des alternants se voient proposer un contrat en CDI ou CDD dès le diplôme en poche. Source : www.actu.fr/economie